mardi 9 octobre 2012

Ballets Jazz de Montréal


Le week-end dernier, Les Ballets Jazz de Montréal (BJM comme ils disent...) ont donné trois représentations au théâtre Maisonneuve de Montréal.
BJM, c'est une compagnie de danse contemporaine, qui se produit dans le monde entier, et qui fête ses 40 ans cette année. La compagnie a été créée à Montréal, d'où son nom, et est dirigée aujourd'hui par un québécois, Louis Robitaille.

J'avais très très envie d'y aller, mais comme les places qui restaient étaient assez chères et surtout mal placées, j'ai fini par renoncer à contre-coeur (pas envie de payer 50$ pour être derrière un pilier...).

Mais voilà, il se trouve que ce week-end-là, c'était AUSSI le week-end de la culture à Montréal, et que parmi toutes les manifestations gratuites organisées dans la ville, il y avait portes ouvertes aux répétitions de BJM. Chouette ! me dis-je, je vais pouvoir peut-être assister au spectacle quand même ! Et pour ce prix-là, j'accepte même de le voir sans les costumes et par petits bouts :)
Je me rends donc à La Place des Arts, où se situe le théâtre Maisonneuve. Là, je tombe sur un concert de Lisa Leblanc, une chanteuse québécoise assez connue, très marrante, dont j'ai beaucoup aimé les chansons "folk trash", avec pleins de sacres dedans (ça me fait toujours bien rire les jurons québécois). Après ça, il y a eu un chanteur lyrique, et un groupe brésilien (?), que j'ai entendus par intermittence puisque, donc, je suis allée assister aux répétitions de BJM.

Quand je suis arrivée, les danseurs étaient en pleine séance d'exercice, et faisaient des petites chorégraphies sur une musique totalement éclectique, qui n'avait visiblement rien à voir avec celle du spectacle. L'entraînement a duré un bon moment, c'était drôle d'être dans leur intimité, d'entendre leurs petites blagues, leurs rires, et de les voir au naturel, ni maquillés, ni coiffés, ni habillés (enfin si habillés, mais pas avec leurs habits de scène, quoi...). Ensuite, ils ont retravaillé certains passages qui avaient posé problème lors des 2 représentations précédentes, donc j'ai pu apercevoir quelques bouts de chorégraphie. Et plus le temps passait, plus je me disais que j'avais vraiment envie d'assister au vrai spectacle, et que ce serait trop dommage de m'en priver...

J'ai donc décidé de casser ma tirelire, et de m'acheter un billet, in extremis.

Et j'ai tellement bien fait ! D'abord j'ai réussi à changer de place, et à avoir une vue parfaite sur la scène tout le long. Et ensuite, le spectacle était magnifique, du début à la fin. Le fait d'avoir assisté aux répétitions a aussi donné une saveur particulière aux trois chorégraphies. Les deux dernières m'ont particulièrement plu : Closer (Benjamin Millepied), un duo tellement délicat, sensuel et pur, sur un morceau de piano magnifique de Philipp Glass, et Harry (Barak Marshall), une chorégraphie originale et énergique, teintée de folklore israélien.

lundi 8 octobre 2012

dimanche 7 octobre 2012

Mile End


Il y a 2 semaines exactement (oui je suis en retard!), par un magnifique dimanche ensoleillé, je suis allée explorer le Mile End, un quartier situé au nord de l'avenue Laurier. Le but de ma ballade : les "Puces Pop", l'un des volets du Festival Pop qui s'est tenu à Montréal du 19 au 23 septembre.

Les Puces Pop, c'est une foire d'artisanat à l'esprit très largement vintage, réunissant les créations d'artistes et de designers de Montréal et d'ailleurs : fringues, bijoux, lingerie, sacs, cosmétiques, céramique, illustrations, bouffe etc. Il y avait beaucoup, beaucoup de monde qui se bousculait dans le sous-sol de l'Eglise Saint-Michel-Archange, mais ça valait vraiment le coup. Evidemment, j'ai bavé pendant une heure devant un stand de boucles d'oreille, mais il y avait tellement de belles choses que, comme souvent avec moi, trop de choix a tué le choix. Heureusement, la créatrice vend sur Etsy, donc je peux encore craquer :) Sinon j'ai mangé des Pierogis, une spécialité polonaise qui ressemble un peu à des raviolis.

Mais avant tout cela, je me suis aventurée dans les rues avoisinantes, et découvert un peu ce fameux quartier du "Mile End", dont le nom m'a toujours fait un peu rêver.
L'ambiance est totalement branchée, bobo, hipster, comme vous voudrez,  on aime ou on n'aime pas mais que voulez-vous, moi, j'adore...:)

J'ai marché avenue St-Viateur, croisé pleins de petits cafés et resto trop sympa, des juifs hassidims et des boulangeries de bagels ; puis tourné à droite dans l'avenue du Parc, QG des Grecs et de leurs ouzeria, où mon "cellulaire" s'est explosé en trois par terre, avec la batterie en équilibre précaire sur une   plaque d'égout. Pour me remettre de ces émotions, et parce qu'il commençait à faire sérieusement frisquet, je suis entrée au Dépanneur Café, entre Bernard Ouest et Esplanade.
Un super petit café tout cosy, avec un mur en brique, un piano dans le coin, des fauteuils douillets et des bons petits déjeuners. Je me suis installée confortablement, avec un thé et un croissant, et bouquiné un peu. Une fille a pris sa guitare, un micro, et a chanté des chansons folk ; puis un peu après un autre s'est mis au piano et rebelotte, un super concert donné comme ça, comme à l'improviste. J'ai filmé un peu, discrètement, la chanteuse...

samedi 6 octobre 2012

Saaaalsa


Jeudi, j'ai été invitée à une soirée salsa, au Warehouse, un club situé boulevard Saint-Laurent (coin Rachel). Première expérience de la vie nocturne montréalaise, youhou !
Au début j'ai un peu eu peur, parce que le niveau général de danse était excellent, et clairement bien supérieur au mien. J'ai donc passé un bon moment à grelotter sous la clim, en priant pour que personne ne vienne m'inviter, pendant que la salle se remplissait peu à peu. J'ai discuté avec des amies d'amis, et puis il a bien fallu danser quand même.
Les débuts ont été difficiles, mais j'ai vite vu que mes danseurs s'adaptaient à mon niveau, sans que cela ait l'air particulièrement désagréable pour eux. Après tout, on peut s'amuser même en faisant des figures simples ! La salle a continué à se remplir, et je n'ai bientôt plus arrêté de danser. Et comme ils disent ici, sans vulgarité aucune , "j'ai eu du plaisir" (je me suis bien amusée, quoi). Tellement que je me suis juré d'arrêter ces c... de fitness au YMCA et de me mettre à fond à la salsa. Inscription à des cours à prévoir prochainement !


jeudi 4 octobre 2012

World Press Photo

Montréal a accueilli, du 7 au 30 septembre au Marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal, la 55ème édition du World Press Photo.
Le World Press Photo, c'est un concours annuel de photographie de presse professionnelle, le plus prestigieux du genre, qui présente sa sélection de clichés dans le monde entier.
Je suis ressortie de cette expo toute retournée. Parce qu'il s'agit de photojournalisme, et qu'on se prend en pleine face toutes les atrocités du monde, photo après photo ; en vrac (âmes sensibles s'abstenir) : affrontements en Lybie et en Egypte, cadavres mutilés au Mexique, cadavres d'enfants à Kaboul après un attend suicide, conséquences du tsunami au Japon en mars 2011, américains victimes de la crise immobilière expulsés de leur domicile, prostituée ukrainienne toxicomane, requins à qui on découpe les ailerons, rhinocéros décorné par prévention par un vétérinaire, à qui on a encore arraché les moignons de corne, hommes punis par pendaison pour avoir violé et tué, vieux atteints d'Alzheimer, et j'en passe... Un panorama pas très gai, donc, c'est le moins que l'on puisse dire, des événements qui ont secoué notre monde au cours de l'année passée. Mais la réalité est toujours bonne à rappeler, surtout quand elle est saisie par l'oeil et l'objectif de talentueux photographes. Car la beauté des points de vue, le choix du moment et du sujet, bref la qualité purement artistique des photos, sont évidemment remarquables.
Parallèlement à l'expo du World Press Photo, une expo intitulée "Rouge" présentait des photos consacrées au "Printemps Erable". Des photos qui m'ont rappelé à quoi ces rues de Montréal, dans lesquelles je marche innocemment tous les jours, ont ressemblé il n'y a pas si longtemps : barricades, manifestations géantes, défilés de jeunes manifestants aux fesses à l'air, agents des forces de l'ordre frappant de toutes leurs forces sur de jeunes étudiants à l'air si proche et familier...

mardi 2 octobre 2012

Voyage dans les Cantons de l'Est

"J'entends qu'on discerne, au nord-nord-ouest, un espace de ciel travaillé par les mauves, les roses, et les oranges". 
André Carpentier, Ruelles, jours ouvrables.


Pour mon travail, je suis souvent amenée à me déplacer dans la région des Cantons de l'Est, et plus précisément à Sherbrooke, situé à environ de 2h de route de Montréal.
Lorsque j'y vais, je dois généralement prendre le car de 6h00, ce qui m'oblige à me lever à 4h45 et à sortir de chez moi alors qu'il fait encore nuit. Certes, le réveil est douloureux, et les céréales un peu trop vite avalées.
Mais la difficulté du départ et la fatigue assommante sont vite oubliées lorsque le car démarre et que, la tête appuyée contre un oreiller de fortune, je peux me laisser à nouveau aller au sommeil, bercée par le doux ronronnement du moteur et la marche régulière du bus sur les routes désertes. Je sais aussi que bientôt, le soleil se lèvera et qu'il faudra que je me tire de ma somnolence pour contempler le magnifique spectacle qu'offre le ciel à ce moment-là. Derrière le vaste pare-brise de l'autocar, l'horizon se colore d'orange, de rose, de mauve, et la campagne environnante se teinte de magie.

La dernière fois que j'ai effectué ce voyage, les aléas de notre emploi du temps nous ont fait faire, à la Copine du Bureau et à moi, une halte imprévue dans la petite ville de Bromont. Le froid mordant qu'il faisait à 8h du matin nous a poussées à nous réfugier bien vite dans l'un des cafés de la rue principale de Bromont. Nous avons donc poussé la porte du Trafalg'art, un café-bistrot, mais avant tout une galerie d'art, tenue par un marseillais devenu québécois.
J'ai aimé l'atmosphère matinale qui régnait dans ce café/bistro, les machines qui s'allument, les employés qui arrivent, les premiers clients qui s'invitent au compte-goutte, et la passion du propriétaire, qui n'a pas pu s'empêcher de partager son excitation avec nous à la réception d'une belle lithographie réalisée à partir d'un Dali.
J'ai aimé aussi la conversation nouée avec une cliente québécoise d'une cinquantaine d'année, célibataire et rêvant à mille voyages, avec qui nous avons parlé tour à tour du Maroc, pays d'origine de la Copine du Bureau, et de la France, pays qu'elle "admire", pour sa riche histoire et la diversité de ses belles régions. Je souhaite à cette dame de faire tous ces beaux voyages et de trouver un compagnon pour l'y accompagner.

lundi 1 octobre 2012

Montréal, le sport et moi


Tout nouveau départ dans la vie entraîne son lot de bonnes résolutions. La mienne, c'était de faire du sport.
Et ici à Montréal, le sport, c'est du sérieux...

Il suffit de mettre un pied dehors pour se rendre compte que les montréalais sont des gens qui aiment bouger : vélos par milliers dans les rues (la piste cyclable que j'aperçois depuis mon bureau ne désemplit jamais, une vraie autoroute le matin à l'heure de pointe), joggers et joggeuses à chaque coin de rue ou de parc, frisbees, marathons, longues patinettes et bâtons (bizarrerie rencontrée sur le Mont-Royal), sans parler de tous les magasins spécialisés en équipements de randonnées et de sport de plein air, dont le nombre dépasse largement tous nos Décathlon, Go Sport et Vieux Campeur confondus de Paris.
Bref, ici, on se débrouille pour se dépenser d'une manière ou d'une autre.

Moi, j'ai opté pour l'un des centres YMCA (oui, comme dans la chanson...) de Montréal, qui proposent un large choix d'activités. Comme j'avais envie de me rapprocher un peu du Montréal anglophone, des gratte-ciels et de l'animation de la rue Ste-Catherine, je me suis inscrite au centre du Centre-Ville, métro Peel. Au programme : divers mélanges de fitness/danse (zumba, aéro-danse et autres). Avec de la musique bien rythmée et des petites chorégraphies, l'effort et la fatigue sont bien mieux supportables...
En observant mes compagnes de séance, j'ai très vite compris qu'ici, ça ne rigolait pas trop. D'abord, avec mon T-shirt décathlon vert sans forme et mon pantalon de rando, je me suis sentie légèrement ridicule, à côté de toutes ces filles habillées comme des pros dans leurs pantalon et haut moulants, et leurs baskets bien blanches. Chacune a sa petite bouteille d'eau et, comble du raffinement, une petite serviette pour s'éponger le front.
Et puis ici, on ne discute pas : on est là pour suer avec tout le sérieux du monde, se donner à fond en se contemplant dans la glace, mais pas vraiment pour rire un peu de soi et échanger des petits mots avec sa voisine. Tout cela est sans doute dû à l'activité même (c'est tout sauf un sport collectif) et à ses décibels élevés qui découragent de toute façon la moindre tentative de discussion. C'est peut-être dû aussi au YMCA du Centre-Ville, qui dès le début m'avait donné l'impression d'être une grosse machine un peu sans âme. Peut-être aussi au fait qu'on soit au début de l'année, et qu'il est normal que l'ambiance soit encore un peu fraîche.

Je sais qu'il va falloir que j'y retourne pour vérifier toutes ces impressions, et de toutes façons l'activité est quand même sympa et permet bien de se défouler,  mais je me demande vraiment si je prolongerai mon abonnement au-delà du premier mois. Je n'oublie pas mes résolutions pour autant (je vous entends d'ici mauvaises langues...), et chercherai simplement une activité qui me convient mieux ! Affaire à suivre...
(par contre faut vraiment que j'aille m'acheter une tenue, parce que là comment dire...)



dimanche 30 septembre 2012

Le début de la fin

Bon, les zamis, l'heure est grave. Hier, 29 septembre 2012, j'ai mis pour la première fois ma doudoune d'hiver. Oui, d'hiver.
J'ai pris l'habitude tous les matins au moment de m'habiller, de vérifier sur mon balcon si ma tenue est adaptée à la température extérieure. Hier, après 3 essais successifs et 3 frissons de froid, j'ai dû me rendre à l'évidence : mes pulls et vestes n'allaient pas suffire ; il me fallait autre chose...
Je suis donc sortie douillettement enveloppée de ma doudoune italienne, d'une écharpe et de mes bottes.  
Quand une pluie fine mais insistante a commencé à tomber sur Montréal un peu plus tard dans l'après-midi, je me suis chaleureusement félicitée d'avoir opté pour cette tenue parfaite, dotée d'une capuche.
J'espère simplement que les températures ne vont pas baisser davantage ces prochaines semaines, parce que je viens de jouer ma dernière carte : hormis ma veste de ski, je n'ai rien de plus chaud que ma doudoune. La quête de mon manteau anti-froid canadien risque donc peut-être de commencer plus tôt que prévue...

mardi 25 septembre 2012

Ciel rose

Coucher de soleil depuis mon balcon - bis.
Je ne me lasse pas de ces couleurs...



lundi 24 septembre 2012

Du Yaki Udon à la choucroute





Aujourd'hui, on va parler bouffe (encore!), et plus précisément resto. Parce que sur ce plan, Montréal est un peu un eldorado et une source de tentations infinie. On y trouve de tout, à tous les prix.
La semaine dernière, avec Boss Préférée qui était de passage à Montréal, on a testé deux adresses sympas :

5000 ans. Un resto japonais/coréen, dans le centre-ville rue Ste-Catherine Ouest. J'y ai mangé un Yaki Udon (ou quelque chose qui lui ressemblait) au tofu, vraiment très bon. Le décor ne paye pas de mine, mais on y a passé un agréable moment, et c'était bon, tout simplement.

Les 3 brasseurs, à l'angle des rues Crescent et Ste-Catherine. Une microbrasserie/restaurant, qu'on trouve à plusieurs endroits à Montréal, mais aussi en France dont elle est originaire. D'ailleurs, le menu propose des flammekuechen et de la choucroute, en plus des traditionnels Poutine et Hamburgers. Et devinez ce que j'ai pris ? Une choucroute, ça me faisait trop envie. Bon, évidemment, elle était loin d'être aussi bonne que celle que je mange habituellement en France, mais c'était le fun :) Il y avait pas mal de monde dans ce grand resto, donc bonne ambiance, et le décor inspiré des microbrasseries à l'ancienne est vraiment réussi.

Bon par contre, je dois vous dire qu'il y a une chose qui ne me plait pas, mais alors pas DU TOUT dans la cuisine d'ici : le CELERI. Car figurez-vous que cette plante au goût répugnant dont je ne supporte pas jusqu'à l'odeur, se cache sournoisement dans un grand nombre de plats proposés ici, depuis les salades jusqu'aux hamburgers, en passant par la sauce bolognaise et les dimsums. Mais pourquoi ? Pourquooooooooi ?